Je pense m'exprimer ici pour la dernière fois.
Je n'ai jamais vraiment eus besoin de communiquer, aujourd'hui moins que jamais.
Je ressens à nouveau ce besoin de tout garder, de rester fort et d'oublier toute faiblesse. Je dois rester égoïste.
Vous autres si ce n'est quelques uns que je compte sur les doigts d'une seule main, me paraissez trop humain. La déception, la haine, la rancœur, la tristesse et j'en passe, voilà tout ce qui reste de moi. J'ai voulu m'ouvrir, pas me déchirer. Je retiens la leçon.
Je rêve d'un soleil levant, calme, un endroit paisible et reculé où je pourrais m'exprimer librement, où je ne serais pas juger, où je ne serais pas déçu.
L'Homme est pitoyable, l'humanité me disais Yiza doit être protégée. C'est qu'elle court a sa perte, pas assez vite.
La nature est belle.
La nature de l'Homme est alarmante.
Trop peu comprennent mais Il est la gangrène de cette Terre.
Notre Terre?
Rien ne changera le monde, oubliez l'optimisme.
L'Homme a peur de l'avenir, je comprends.
Je n'ai plus la force de m'élever contre quoique ce soit, parfois un semblant de passion m'anime mais j'oublie vite.
Même une révolution est vouée à l'échec, obtenez vos revendications mais restez vigilants, un ennemi ne se soumet que pour faire plus mal.
De même oubliez l'amour. Le vrai est le pire, comparable à une religion. Ne soyez pas stupide, l'amour est le meilleur prétexte pour utiliser quelqu'un. Faut être maso pour s'y lancer, faut être maso pour vivre, faut être maso pour vivre en société.
Tout comme l'Homme, le terme "maso" se définit par son paradoxe. Un maso aime la douleur cependant la douleur est par définition ce qu'un être n'aime pas. Comment aimer ce que l'on aime pas? L'Homme est fou.
Mais soit, soyons fou, les conséquences sur une vie sont énormes mais tout est relatif. Un mort c'est une peine pour proches mais c'est seulement une ligne de journal pour le reste du pays.
Voilà, tout est relatif alors ne tirez aucune conclusion, ne me parlez pas de ces quelques maux.
Cela ne m'intéresse pas.
En juillet, je terminais par de l'amour. Aujourd'hui ce n'est que du désespoir, j'ai ouvert les yeux.